C’est un pont jeté entre les générations, une rencontre entre la jeunesse qui s’apprête à servir et ceux qui sont tombés pour la Patrie.

En effet, pour les élèves gendarmes de la 2e compagnie de la 536e promotion de l’École de gendarmerie de Chaumont, le choix de leur « défi social », faisant partie de leur formation, s’est porté sur une figure hautement symbolique : le Soldat inconnu.

Dans ce cadre, du 25 au 27 novembre dernier, le carré militaire du cimetière de Langres , où reposent 119 soldats de la Grande guerre, a été le centre d’une opération d’envergure !

Accueillis par les bénévoles du Souvenir Français des comités de Langres et de Chaumont, une vingtaine d’élèves, épaulés par leurs cadres, ont délaissé l’uniforme de parade pour la tenue de travail et se sont attelés tous ensemble à une mission de réhabilitation.

Le temps qui passe et les intempéries avaient marqué les sépultures des Poilus reposant à Langres. Durant trois jours, les élèves-gendarmes et leur encadrement ont brossé et ravivé la pierre. Cette action commune a renforcé la cohésion de l’unité tout en permettant des échanges riches avec les membres du Souvenir Français, gardiens de l’histoire locale.

Ce chantier mémoriel a trouvé son apothéose le 4 mars dernier sous l’Arc de Triomphe. Arrivés au terme de leur formation, les élèves de la 536e promotion, y ont ravivé la Flamme de la Nation.

Ce moment de solennité absolue s’est déroulé dans une atmosphère empreinte d’une vive émotion, marquée par la présence du drapeau de la DG52. Porté avec fierté par Nelly Tramalloni, du comité de Langres, l’emblème a flotté sous la voûte sacrée.

Par son geste, la 2e compagnie ne s’est pas contentée de valider une étape de formation ; elle a prouvé que la Gendarmerie reste une institution soudée, ancrée dans l’histoire et le respect de la mémoire nationale.

Et le général Dudouit de faire sienne la citation de l’écrivain Ernest Renan :

« Une patrie se compose de morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent. »